Carnets de route

CAF CHALON SUR SAONE

ESPACE JEAN ZAY
4 rue Jules Ferry
71100 CHALON SUR SAONE
Tél. FAX 03.85.93.10.21
Permanences :
du mardi au vendredi de 14h30 à 18h30 - Réunion hebdo. les jeudis à 20h30 (le mercredi les veilles de fêtes) Salle E PRADEAU à J ZAY
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Carnets de route

LE CAF EN AUVERGNE: ET PUYS, ET PUYS, ET PUYS…

Multi-activités

Le samedi 22 mai aux aubes, une cinquantaine de cafistes actuels et futurs se retrouvent dans la cour des cars Girardot pour un départ vers trois jours de randonnée et autres activités en Auvergne. Il s'agit de la traditionnelle et annuelle "sortie familiale" du Club, ce qui explique la présence de très jeunes petits-enfants accompagnant leurs papies et mamies, eux-mêmes cafistes, disons, chevronnés.

Après quatre heures et demie de route fluide, rythmées par les discrets ronflements de ceux qui profitent du calme pour terminer leur nuit, et ponctuées par un arrêt petit-déjeuner très bienvenu vu l'heure indécente du lever, on atteint le col de Ceyssat (1077m), au flanc sud du Puy de Dôme, qui depuis un moment cligne de l'œil sous son pylône pour appâter l'amateur.

Sous un ciel splendide, le gros de la troupe se met en route par un charmant chemin contournant par l'ouest le Puy de Dôme, et amenant, au bout de deux heures de balade et d'une volée de marches, au sommet du Puy Pariou (1209m), premier et parfait exemple de volcan éteint – heureusement! – avec coulées de scories et cratère comme sur les images.

Après un pique-nique bien cafiste (entendez honnêtement arrosé) dans une clairière nichée entre le Grand Suchet, le Petit Suchet et le Cliersou, on attaque, avec pour certains une légère appréhension, la face nord du Puy de Dôme (1465m), toujours par des escaliers aussi raides qu'incontournables: Parc des Volcans oblige, les itinéraires de promenade de la région sont souvent aménagés avec soin (un peu trop?) pour éviter que les nombreux marcheurs ne dégradent des sols généralement fragiles… Précaution compréhensible, mais beaucoup considèreront que ça fait quand même beaucoup de marches, aussi inconfortables à la montée qu'à la descente. Le sommet atteint, on en fait le tour, longeant ruines romaines et station de télécommunications dernier cri, et l'on redescend par le Sentier des Muletiers vers le col de Ceyssat, où, après une pause bienvenue à une terrasse accueillante quoiqu'un peu exiguë pour contenir toute la joyeuse troupe, on reprend l'autobus pour rejoindre à la Bourboule le gîte qui va accueillir ladite troupe les deux nuits suivantes.

Surprise: "Les Mésanges" est un hébergement pour enfants, c'est à dire avec une décoration et des équipements ad hoc… Certains s'en réjouissent, trouvant enfin des lavabos et des miroirs à leur hauteur, alors que d'autres ont quelque peine à trouver place dans des toilettes, des douches et des couchages prévus pour des gabarits nettement plus modestes. D'aucuns seraient même tombés de leur lit, sans qu'on puisse d'ailleurs vraiment savoir si ce regrettable incident est à imputer à l'étroitesse de la couche plutôt qu'à la générosité de la sangria apéritive – géniale initiative des valeureux organisateurs, et dont on usera pendant tout le séjour, avec enthousiasme, mais sans abuser, bien sûr!

Le lendemain matin, digéré impeccablement le copieux dîner de la veille et les divers liquides concomitants, départ vers le Salon du Capucin, près de la station thermale du Mont-Dore, pour une longue balade de crêtes contournant la station de ski pour aller vers le col de la Croix-Morand, en passant par le Puy de Cliergue, le Puy Redon, le Puy de Sancy (1885 m quand même!), le Puy de Cacadogne, le Puy de l'Angle, le Puy de Barbier, le Puy de Monne, et - ouf! - le Puy de la Tâche, sans compter divers "Rochers", "Aiguille", "Tour", "Pas" ou "Roc" encombrant la carte… et le passage! Les petites guiboles et leurs papies-mamies attentionnés et ravis atteignent le Sancy par le téléphérique, et d'autres écourtent un peu en redescendant du Col de la Croix-Saint-Robert directement (pas tant que ça, d'ailleurs!) vers le Mont-Dore, via une spectaculaire cascade.

L'avantage des balades de crêtes, c'est qu'on y jouit d'un air frais et de vues toutes plus époustouflantes les unes que les autres, surtout quand on bénéficie, comme c'est le cas , d'une imperturbable tempête de beau temps; l'inconvénient – car le bonheur parfait n'est pas de ce monde - c'est que l'air frais peut devenir franchement vif, pour ne pas dire glacial, et que ça monte et descend sans arrêt, avec une opiniâtreté propre à décourager les plus endurcis… Mais il suffit de penser en montant au soulagement qu'on aura à descendre, et vice-versa, puis de trouver un coin ensoleillé et à l'abri du vent pour savourer le petit rosé que de courageux prévoyants ont apporté pour agrémenter le pique-nique, et de terminer par une bière d'autant plus délectable qu'elle a été longtemps espérée: on prend alors un pied considérable, encore qu'assez odorant en fin de journée.

Le soir, nouvelles contorsions pour prendre sa douche, nouvelle sangria et élixirs accessoires, nouveau dîner délectable et roboratif, suivi, pour les plus jeunes (au moins dans leur tête), d'une soirée dansante improvisée et néanmoins endiablée, menée de main de maître par un DJ aussi inattendu qu'efficace.

Le lendemain, et toujours sous un indéboulonnable beau temps, pendant que la moitié du groupe va passer en familles quelques heures passionnantes et instructives à Vulcania, les indécrottables marcheurs partent des Quatre Chemins de Randane, près de la maison du Parc des Volcans, pour le Puy de Lassolas (1195m), le Puy de la Vache et le Puy de Vichatel avec son parfait petit cratère. La balade se déroule dans un décor tantôt reposant, tantôt franchement étrange, fait de résineux et de feuillus verts et frais, mais aussi de cendres, de pouzzolanes et de bombes volcaniques couleur de feu et de suie, de l'orange au noir en passant par tous les rouges, roses et violets de la palette. Et toujours des points de vue aussi variés qu'infinis...

Une fois la boucle bouclée via la maison du Parc, et après la station de rigueur à une terrasse bien méritée, les marcheurs sont récupérés par ceux qui viennent de s'amuser en se cultivant (ou l'inverse) à Vulcania, et le bus rallie Chalon, non sans, un arrêt mémorable "pour finir la sangria" sur la place du Donjon, dont cette insolite activité ne parvient d'ailleurs pas à troubler la torpeur vespérale.

Pour tous ces bons moments et pour les souvenirs que chacun en gardera, encore grand merci aux Gentils Organisateurs Alain et Gérard, aussi prévoyants dans la préparation qu'efficaces dans la réalisation, et une mention particulière pour le chauffeur, sa compétence et ses multiples talents.

Le scribe de service, Roger Présumey.

22/05/2010 - Roger Présumey.

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